Time Code
Le timecode sert autant pour la vidéo que pour le
son, également dans le cinéma.
Il a été standardisé en 1969 par la SMPTE (Society of Motion Picture and Télévision) puis adopté en 1972 par l'EBU.
Le timecode se base sur le comptage du temps. Il est généré la
prise de vues, il peut être dans certains cas modifié ultérieurement,
et il n'est lu que par des machines.
Le timecode se compose de deux numéros distincts :
le timecode proprement parler (code temporel),
et les user's bits (numéros d'utilisateur).
8 chiffres définissent un numéro en heures,
minutes , secondes, et images, par exemple 12:35:48:05.
La numérotation s'étale sur un cycle de 24
heures. Dans le système américain (timecode SMPTE),
elle part de 00:00:00:00, va jusqu'à 23:59:59:29 (il y a
30 i/s dans le systme de télévision NTSC - en réalité : 29,97 i / s, d'où les problèmes
de drop-frame et non-drop-frame en NTSC. ) puis repart à zéro.
Dans le système européen timecode SMPTE-EBU (European
Broadcaster Union) , la numérotation part de 00: 00:00:00,
va jusque 23 :59: 59:24 (il y a 25 i/s dans les systèmes de
télévision PAL et SECAM), puis repart à zéro.
User's bits
Le timecode ne permet donc pas de définir une numérotation sur une durée plus longue que 24 heures. En partie pour pallier cette limite, le timecode est complété par un numéro de 8 autres chiffres, les user's
Les chiffres sont hexadécimaux (codés sur
4 bits), c'est-à-dire qu'ils vont de 0 à 9, puis de A à F.
La numérotation va donc de 00:00:00:00 à FF:FF:FF:FF.
Elle permet de définir une date, un numéro
de bobine, un numéro de caméra etc., Comme
l'utilisateur le souhaite.
La numérotation complète d'une image se compose donc
de deux fois 8 chiffres.
LTC / VITC
En vidéo, un mot complet de timecode est un signal numérique de 80 bits, qui peut être enregistré de deux façons :
LTC (Linear Time-Code). le time code est enregistré sur une piste linéaire dédiée, de même type qu'une piste audio
VITC (Vertical interval timecode) : le timecode est inscrit dans l'image elle-même, dans les lignes de suppression en haut de i'image (sur un écran sous - balayage, il apparaît comme de petits points blancs).
1es informations sont codées dans deux fois 3 lignes consécutives, dans i'intervalle vertical du signal vidéo.
Modes d'enregistrement du TC
II existe deux façons de générer un timecode :
- Free run : le timecode s'incrémente, que la caméra enregistre ou non. Cela permet de suivre une horloge commune plusieurs appareils s (caméras ; magnétophones…), et d'être renseigné sur la chronologie du tournage, mais il y a une rupture de code à chaque interruption de l'enregistrement. Il y a une nécessité de prévoir un temps de "pre-roll" (c'est-à-dire le temps nécessaire pour synchroniser les différentes machines à défilement linéaire - camera enregistrant sur film ou bande, magnétophone à bande ou DAT à cassette).
- Rec run - le timecode ne s'incrémente que lorsque la caméra enregistre. Il n'y a pas de rupture lors des arrêts de l'enregistrement.
