Story Book ->SoundForce ! |
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Studio Davout 1980Personne ne veut nous croire et pourtant, au départ, c'était un gag Soundforce. Un gag qui n'était pas prévu pour durer, juste : on fait un disque comme on a envie de pisser et puis voilà , on n'en parle plus. Eh bien si, on peut encore en parler. Ce que. Soundforce, des sensations puresAu début, à l'écoute de Soundforce, bien souvent on passe par un moment de doute, de questionnement. Et puis on doit se rendre à l'évidence que ça existe sà»rement puisque c'est là , devant nous là , et immédiatement après, on se dit : oui d'accord ça existe, je veux bien l'admettre, mais alors comment ça se fait que ça existe ? Pourquoi est-ce qu'on les a laissés faire ? Et QUI les a laisses faire ? Mais, mesdames et messieurs, la réponse est simple : on les a laissés faire parce qu'ils étaient déjà dans le studio ! Ils étaient là , quelques jeunes musiciens au studio Davout, en train d'enregistrer pour d'autres… alors jouer un peu plus ou un peu moins, qu'est-ce que ça change ? Et c'est ainsi que Gaya Bécaud, Guy Delacroix, Basil Leroux, William Flageolet réalisèrent les premiers enregistrements de ce qui allait devenir le premier album de Gaya'Soundforce. Attention ! Alors Soundforce, comment ça marche ?Le principe : balancer n'importe quoi sur des playbacks qui tournent, et si ça fait marrer, on garde. Voilà en quelques mots, le concept de Soundforce. Du coup ça donne autre chose, et de temps en temps ça donne même un peu n'importe quoi : The Fin du Monde, Tout l'Monde crève, Eucalyptus Now… Ah ah ah, voilà ça les fait bien rigoler, ah ah ah, écroulés de rire les gars, ah ah ah, vachement contents d'eux, ah ah ah, ça fera une bonne blague dans la famille, ah ah ah. Voilà , terminé. Ah ah ah. Soundforce, oui mais voilàOui mais voilà . Après avoir bien rigolé, nos amis se disent : et si on faisait un DISQUE avec ça ? Ca tombe bien car justement, Gaya, jovial barbu, travaille à l'époque chez RCA et pour rigoler (ah ah ah), il fait écouter les Œuvres de Soundforce à Bob Socquet, directeur artistique. Et là , coup de théâtre, après seulement quelques secondes d'écoute, Bob Socquet s'écrie : « Ah ah ah. Ok, on le sort. » L'impropable La End of the World de Gaya'Soundforce allait donc être en vente. Bon, évidemment, au bout de quelques semaines ce n'est pas l'immense succès commercial que personne n'attendait d'ailleurs : les masses laborieuses ne bronchent pas, le grand public ne suit pas. Bon ben d'accord. Soundforce, oui mais voilà 2Oui mais voilà . Le temps passe et on apprend que des mecs sur Europe n°1 s'amusent à diffuser The fin du monde toutes les heures avant chaque flash de la nuit. Grâce à cette promotion inespérée, dans la plus grande tradition du matraquage radiophonique, les zouaves de Gaya'Soundforce se mettent à intriguer quelques noctambules et autres insomniaques. Ce premier succès prend un peu d'ampleur lorsque, le bouche à oreille aidant, le disque est aussi écouté par des gens qui dorment très bien. Les chiffres décollent enfin pour atteindre 25 à 30.000 albums vendus et le disque sort même en Allemagne et au Canada. C'est vrai. Soundforce, construit pour durer« Ah ah ah » se disent nos amis de Soundforce, « si on en a fait un, on doit pouvoir en faire deux, non ? ». Logique. Le groupe se remet donc on travail sans changer vraiment de méthode mais en tâchant de s'appliquer davantage. Ainsi naà®t Pour en finir avec tout (Gaya Soundforce²), aux crédits colossaux qui auraient fait rougir Earth Wind & Fire. J'sais pas chanter, j'suis pas chanteur, inspiré par Souchon & Voulzy, Other Radio Song, un inédit, deviennent des singles et qui dit single, dit clips, dit passages télé… Et notamment les Jeux de 20 Heures o๠le public un peu déconcerté par notre jovial barbu qui « n'est pas chanteur » vient lui demander pourquoi il fait ce métier. « Ah ah ah » se disent nos amis, « si on en a fait deux… ». Soundforce, plus haut, plus fort, plus du toutLa barre est placée encore plus haut pour ce troisième album qui fait intervenir des guests stars comme Christiaan Jones, frère de Grace, et de nouveaux collaborateurs. Plus abouti, ce Gaya Soundforce3 à l'habillage sobre nécessite encore plus de travail et de temps pour voir le jour : en 1982, nous avons enfin le bonheur d'écouter Slow Porno-ecclésiastique, L'Apocalypse c'est dans ta Tête, Histoire de Bébé… Malheureusement, la pression est devenue trop forte pour le groupe qui se doit de donner le meilleur de lui-même, de faire mieux et toujours mieux par respect pour son public. Et pour cette raison, faute de temps, le quatrième album ne fut jamais terminé… Serait-ce la fin de l'histoire ? Soundforce, et donc ?Aujourd'hui, le pire est à craindre car il y a toujours pire que le pire. La reformation de Soundforce serait imminente… La préparation d'un nouvel opus comprenant un best of et un de nouveaux morceaux nous pend au nez. Alors quoi ? On n'en a pas fini avec Soundforce ?
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